Ադրբեջшնում գտնվող Մարալ Նաջարյանը քաղաքացիական գերի է և պետք է шնհшպшղ ազատ արձակվի: ՀՀ Մшրդու իրավունքների պաշտպան Արման Թաթոյանը հարցազրույց է տվել ֆրանսալեզու «L’Orient-Le Jour» թերթին՝ խոսելով Ադրբեջանում գերության մեջ գտնվող Մարալ Նաջարյանի մшսին։ Ըստ Պաշտպшնի՝ նա քաղաքացիական գերի է և պետք է անհապաղ шզшտ արձակվի։

Veuve depuis trois ans, Maral Najarian travaille dans son petit salon de coiffure à Fanar, avec sa fille âgée de 23 ans. Sa sœur Ani est représentante commerciale. La crise économique qui frappe le Liban de plein fouet en cette fin d’année 2019 les touche de plus en plus durement. Le quotidien devient difficile, les privations se multiplient. Les deux sœurs, issues d’une fratrie de sept enfants, rêvent de nouveaux horizons. Alors au fil des mois naît un désir plus concret : quitter le Liban.

D’origine arménienne, elles s’orientent naturellement vers l’Arménie, dont elles peuvent facilement obtenir la nationalité. « On s’est dit que l’on parlait déjà la langue, donc que ce serait pratique, et puis que finalement l’Arménie, c’est aussi notre patrie. On pensait que le gouvernement serait ravi de voir des membres de la diaspora venir s’installer et qu’ils nous aideraient », raconte Ani Najarian. Début août 2020, les deux sœurs achètent leurs billets d’avion Beyrouth-Erevan. Elles laissent derrière elles leurs enfants, avec le projet de les faire venir plus tard, si tout se passe bien. L’explosion meurtrière dans le port de Beyrouth le 4 août est la goutte de trop. « On s’est dit qu’on faisait le bon choix, qu’on aurait même dû partir plus tôt, » se souvient Ani. Plus d’un millier de Libanais d’origine arménienne ont quitté le Liban pour s’installer en Arménie dans les jours qui ont suivi l’explosion, selon le ministère de la Diaspora arménien.

Le 25 août, Maral et Ani s’envolent vers Erevan. Elles sollicitent les autorités pour obtenir de l’aide et apprennent qu’il existe un programme de repeuplement du Haut-Karabakh, province autoproclamée peuplée très majoritairement d’Arméniens, et non reconnue par la communauté internationale. « On s’est dit qu’au point où on en était, ça revenait au même. Tant qu’on aurait un logement, un travail, dans une région où les gens parlent arménien, on s’adapterait », explique Ani.

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